Comprendre la solitude des personnes âgées


Parfois, avec le rythme des emplois du temps, l’homme (et la femme) du 3e millénaire a tendance à faire une discrimination consciente ou non contre les personnes u 3e âge. Ce réflexe est bien entendu perçu par ces personnes âgées comme un poids de plus qui les pousse à l’isolement. Il est indéniable que l’adaptation de l’une et l’autre génération marque déjà un effort que les deux parties consentent pour une coexistence harmonieuse. La jeune génération reconnaît comme un devoir d’accompagner les personnes âgées dans certaines des activités de celles-ci. Il va sans dire qu’avec l’âge, une certaine fragilité est inévitable aussi bien physiquement que psychiquement.

L’aide médico psychologique est d’autant plus souhaitable si la personne âgée est dans un état d’incapacité chronique. Le rôle de l’assistant de vie est, ici, fondamental pour que la personne âgée ait le sentiment de bien vivre malgré la faiblesse qui la handicape. Les infirmiers à domicile peuvent prodiguer les soins nécessaires pour faire reculer les maladies chroniques à défaut de les vaincre. Des institutions comme la MDPH existent heureusement pour les personnes atteintes d’un handicap.


Seulement, le revers de cet accompagnement peut être le renforcement d’une attitude aigrie que la personne âgée adopte, se sentant inutile et même comme un poids mort qui met ses proches dans l’embarras.La jeune génération doit ainsi agir pour que la personne âgée jouisse d’un soutien moral et d’une aide régulière surtout quand la maladie de Parkinson lui enlève la capacité d’être autonome.


Les stratégies possibles pour être en phase avec les personnes âgées


La personne âgée peut parfois ressentir le sentiment d’être une difficulté supplémentaire qui s’ajoute aux problèmes de ses proches. C’est alors par certains accommodements que la jeune génération peut apporter une palliatif ou –pourquoi pas – une solution durable au complexe de la personne âgée.


Lui confier certaines tâches ménagères pas trop contraignantes physiquement redonne de l’assurance à la personne âgée qui a conscience de servir à quelque chose, d’être responsable de quelque chose. Les travaux ménagers peuvent passer sous sa supervision. A défaut de les entreprendre, elle peut en contrôler la réalisation.


De fait, certains détails de la vie quotidienne du logis sont directement gérés par la personne âgée. Même si ce ne sont parfois que des solutions ponctuelles, elle en retire la satisfaction d’être quelqu’un d’incontournable. Ce peut être pour des questions de ménage repassage ou certaines décisions à prendre dans la préparation des repas. Papi ou mamie, leur plus grand plaisir est de s’occuper de la garde des petits et contribuer à l’épanouissement de ces derniers.


D’un autre côté, la jeune génération peut aussi proposer son aide pour s’occuper des questions des droits à la retraite complémentaire de la personne âgée, par exemple, en l’épaulant dans ses relations avec l’AGIRC ARCCO. Elle peut aussi savoir gré à la jeune génération de l’accompagner pour s’occuper de son assurance maladie.


Les jeux de société comme solution


Le 3e âge donne toute latitude pour le délassement, puisque les contraintes des horaires ne sont plus que souvenirs. Bien loin des pratiques professionnelles, la personne âgée peut se payer du bon temps tout en ménageant sa vivacité intellectuelle qu’elle doit préserver. Le loisir créatif est un excellent moyen pour allier détente et compétences intellectuelles et manuelles. Ainsi les jeux pour reconstituer des mots ou des expressions sont les plus recommandés, de même que les exercices de tête comme les mots mêlés ou le sudoku. A travers les jeux de société, la personne du 3e âge peut entretenir sa mémoire visuelle ou réviser sa géographie. Ce faisant, elle fait reculer l’échéance de la maladie d’Alzheimer. Ainsi, même si l’aptitude professionnelle n’est plus la priorité du moment, le cadre familial lui permet de réaliser un certain maintien tout en restant actif dans la vie courante au sein de son lieu de vie.